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 Alis Lameloise [En cours de construction]

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Alis Lameloise
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MessageSujet: Alis Lameloise [En cours de construction]   Ven 31 Aoû - 21:57

Le nom et le prénom : Alis Lameloise

L'âge : 17 ans

Sexe : féminin

La description : Alis est une jeune femme un peu plus grande que la normale. Elle domine généralement les femmes et se tient fièrement à la hauteur des hommes. Elle n'est pas très grosse, mais ne peut pas être qualifiée de mince. Elle est normale, juste un peu plus fine. Son visage est fin, et est encadré par des cheveux noirs raides lui arrivant aux épaules. Elle a de très jolis yeux noisettes, mais ils sont sombres des horreurs qu'ils ont vu. Ils sont surmontés de sourcils très fins toujours au top niveau. Son nez est très discrte et fin. Quand à sa bouche, on la croquerait bien, tellement elle est délicate.
Elle pourrait être très mignonne. Mais son style lui donne une sorte de beauté fière,et elle a plutôt tendance à déstabiliser les autres. Elle n'est pas habituée à capturer les coeurs des hommes. D'ailleurs, ce n'est pas vraiment ce qu'elle veut. Ses yeux son souvent surlignés de noir. Sa peau est blanche en hiver et très légèrement teintée en été. Elle porte pas mal de piercing et change tout les jours. Ses vêtements sont généralement noirs, rouges ou violets, elle n'aime pas trop les autres couleurs bien qu'elle aime porter quelques fois du vert ou du bleu.Vous ne la verrez que très rarement en jupe, mais si c'est le cas, elle dévoileront ses longues jambes finement musclées. Ses vêtements arborent généralement des slogans durs, méchants, ironiques. Elle a quelques tatouages sur le corps, dont un derrière l'oreille et un sur l'épaule gauche.
Alis a une démarche un peu garçonnière, mais surtout très fière, elle marche comme si chaque endroit qu'elle foulait lui appartenait. Elle se tient droite la plupart du temps mais peu également se mettre à l'aise et se détendre. Elle garde ses mains dans les poches de ses pantalons pour marcher mais sinon, les utilise pour mettre en geste ce qu'elle veut dire. Elle sait se battre à mains nues, même si elle n'a jamais recours à la violence en premier lieu.

Le caractère : Alis n'est pas du tout la personne qu'elle aurait du être. Son éducation la préparait à être un jeune fille distinguée, polie, mignonne et bonne à marier (et à intriguer si possible). Pourtant, elle fait preuve d'une attitude masculine étonnante. Elle peut être sans gêne, se mélant de ce qui ne la regarde pas. Elle est prête à se battre pour défendre son territoire. Elle est souvent entourée d'une clique d'ami(e)s et ne reste pas longtemps seule, elle est de ceux qui impressionnent.
Mais, tout ceux qui la connaissent pourront vous dire que sous son attitude fière et garçonnière, Alis est une jeune femme très sensible aux problèmes d'autrui, fidèle et drôle. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et s'affirme pour ce qu'elle est. Elle est assez lunatique et passe du coq à l'âne. Elle dit aussi des choses sans queue ni tête, qu'elle seule comprend.
Alis aime la "bonne musique" comme elle dit et l'écoute autant qu'elle peut. Elle apprécie aussi la lecture, cuisiner, faire du sport. Elle peut faire beaucoup de choses et elle est intelligente. Elle est vive et forte. Lorsqu'elle se met en colère, elle détruit la source du problème. Mais elle ne se met pas réellement en colère pour n'importe quoi. Elle a un très fort caractère.
Avec quelqu'un qui lui plaira vraiment (ils ne courent pas les rues), Alis se retrouvera gênée, arrogante, tentant de conserver son attitude normale. Elle sera beaucoup plus silencieuse et observa en cachette le garçon. Elle sera aussi plus douce et encore plus attentive et le fera passer avant les autres autant que possible.

Grade : Première année

Affinité : Vent

Voie : Ombre

Pouvoir(s) spécial(aux) : Elle peut ressentir les émotions des gens autour d'elle, sans jamais se tromper.( Don d'empathie)


Dernière édition par le Sam 22 Sep - 0:09, édité 1 fois
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Alis Lameloise
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MessageSujet: Re: Alis Lameloise [En cours de construction]   Ven 31 Aoû - 22:00

Histoire:


Chapitre I: Multiples découvertes.


Lameloise. Un nom bien étrange. Un nom rare. Une illustre famille. Son origine remonte en des temps immémoriaux. Certains disent qu'elle fut l'une des premières grandes familles de france. D'autres murmurent qu'ils furent de grands révolutionnaires. Et il y a encore des rumeurs sur leur rôle dans la guerre civile du dernier millénaire. Leur rôle semble être multiple, ils semblent être partout et nulle part à la fois. On leur a associé toute sorte de pouvoirs extravaguants. On les disait capable de lire les pensées de leurs adversaire, de lire l'avenir et de connaitre le passé mieux que quiconque.
La véritable histoire de cette famille remonte aux temps très anciens des touts premiers rois de france. Les lameloises furent annoblis pour avoir sauvé la couronne d'un horrible complot. Les De Lameloise connurent alors un formidable essor, leur famille et leur relations s'étendant dans chaque sphère de la population. Du roi aux mendiants et aux prostituées, ils avaient tout ce qu'ils voulaient. Leur famille disposait d'une incroyable prédisposition à la magie. Ainsi chaque personne née de parents de la famille De Lameloise possèdaient des pouvoirs. Evidemment, plus le sang était pur, plus les dons étaient formidables.Bien sur, la nature n'est pas parfaite et il y eut des gens ne possèdant que peu du sang de l'illustre famille et qui pourtant se révélait extrèmement doués.

Lors de la révolution française, les contacts de la famille à travers le peuple en rage les sauvèrent. Ils poursuivirent leur progression dans le temps. Leur nom fut de nouveau raccourci à Lameloise, puisqu'ils voulaient absolument echapper aux révolutionnaires. Pourtant, une sorte de fierté les pousse à garder secrètement leur titre de noblesse et dans le sein de la famille, chacun reçoit un titre différent. Cette tradition a perduré encore aujourd'hui et lors des réceptions familiale, les gens sont nommés par leur titre. Les Lameloise ont gouté à la noblesse et n'ont jamais su y renoncer.
Lors de la grande guerre civile, ils ont manipulés habilement les fils du pouvoirs et s'en sortis avec peu de perte, plus de pouvoirs et encore plus d'argent. Cette famille n'est pas particulièrement mauvaise mais elle agit dans l'ombre et recherche toujours le pouvoir. Ils sont désormais très influents dans les hautes sphères de la société.Pourtant, peu de gens connaissent leur nom et encore moins connaissent l'étendut de leur pouvoir.

Lorsque la grande guerre commença, les Lameloise ne furent pas des laches et envoyèrent de grands hommes de la famille combattre. Certains revinrent, d'autres non. Ce fut le cas d'un homme. Il était le frère du chef actuel de la famille. Il faut savoir qu'au sein même de la famille, les intrigues tournent et se multiplient. La plupart des Lameloise sont des gens droits et ayant un grand sens de l'honneur. Mais d'autres ne sont pas aussi scrupuleux et complotent pour être eux aussi à la tête du pouvoir. Cet homme, Donovan Lameloise, le frère du chef, fut officiellement reporté mort sur le champ de bataille. Mais est-ce vraiment ce qui s'est passé? Pour cela, il faut revenir un peu en arrière.

Donovan Leo-Paul de Lameloise rencontra, par un jour de bruine, la douce Celia Monmarrois. Ce ne fut pas le coup de foudre, mais chacun trouva l'autre plaisant. Il y eut quelques rencontres fortuites, puis des rendez-vous et enfin, une relation, chaotique au début. Mais quelques années plus tard, ils se mariait. Les Lameloise avait apprécié la candeur, la timidité et la discrétion de la jeune fille et avait donné leur accord à l'union. De ce couple attendrissant naquit un enfant.

Alis Maria-Gloria Lameloise vint au jour par une nuit d'automne, tard dans la nuit. Elle était attendue depuis longtemps. En fait, cela faisait deux semaines qu'elle aurait du sortir du ventre de sa mère, mais elle semblait s'y plaire tellement qu'elle avait prolongé son séjour dans sa petite bulle bien tranquille. Comme si elle savait qu'une vie difficile l'attendait. Mais rien n'est éternel et après de longues semaines d'attentes, Donovan et Célia eurent l'immense joie d'avoir une magnifique jeune fille. Après lui avoir donné un prénom d'usage court et un prénom plus long, le chef de la famille, le frère de Donovan entra. Comme à chaque naissance, il venait distribuer un titre. Tout du moins, c'était la version officielle. En vérité, il vérifiait si le nouveau né était puissant.
Il s'arrêta près du couple et s'assit sur le bord du lit. Célia souriait doucement, tenant le tout petit bébé dans ces bras. Elyes, le chef, regarda la petite famille, si heureuse et eut un sourire. Puis, il se racla doucement la gorge et le couple leva la tête. Célia le regarda un instant avant de lui céder à contre-coeur son enfant. Elyes le prit délicatement. Il cala le paquet de couverture contre lui et écarta les morceaux de tissus. Il découvrit alors un petit visage tout étonné. Alis n'avait pas crié depuis qu'elle était dans le monde. A la place, elle regardait tout de ses grands yeux gris-bleus, déjà incroyablement magnifiques. Il ne put s'empêcher de lui renvoyer son regard pendant quelques longues secondes. Puis, il reprit contenance et annonca le titre de la toute petite fille à ses parents.

« Je vous présente la duchesse Alis Maria-Gloria de Lameloise! »

Ces parents sourirent de plus belle. Etre duchesse était quelque chose de fatiguant mais qui lui apportait une haute place dans la famille et donc une bonne vie.
Puis, Elyes prit la petite main potelée du bébé et la tint entre ses longs doigts de pianiste. Il ferma les yeux et se concentra longtemps, très longtemps. Les membres de la famille Lameloise pouvait sentir le pouvoir chez quelqu'un d'autre s'ils restaient longtemps en contact avec ceux-ci. Le chef de famille rouvrit les yeux et se tourna vers le couple une seconde fois. Et une seconde fois, il leur sourit avant de parler.

« Elle possède le don d'empathie. »


Les premières années d'Alis commencèrent doucement, comme ceux de n'importe quel enfant. Enfin, peut-être pas non. Tout les enfants n'avaient pas une fortune incroyable à leur disposition pour faire tout ce qui leur plaisait. De plus, même si ses parents l'adoraient, ils étaient très pris et elle fut souvent seule, d'abord avec la nourrice, puis vraiment toute seule.
Mais cela ne semblait pas la gêner. Toute petite déjà, elle était très concilliante et ne criait presque jamais, elle semblait comprendre que cela était pénible pour ses parents. C'était grâce à son don naturel. Elle savait déjà très bien s'en servir, comme si cela était tout à fait normal. D'ailleurs, étant tout petit bébé, comment aurait-elle pu savoir que c'était quelque chose d'exceptionnel?

Elle grandit lentement, mais pour ses parents qui ne la voyaient presque jamais, elle poussait à toute vitesse. Et elle n'était qu'un grain de sable dans l'immense structure du temps. Cependant, cette goutte d'eau crut, ne se lassant jamais de s'aggrandir, d'apprendre toujours plus, curieuse de tout, curieuse par nature. Elle resplendissait de vie et de joie. Elle était le bijou qui parait la vie de ses parents. En plus d'être la joie vivante de ses parents, elle était précoce et à l'âge de deux an, tenait une petite conversation. Elle parlait à moitié par mot, à moitié par signe. Les jouets de son âge ne l'intéressait pas et était légèrement en avance pour son âge. Elle commença son éducation à l'âge de cinq an. En six mois, elle lisait comme un adulte moyen. Elle apprit également les mathématiques, les sciences telles que la chimie( toutes ses branches), la physique( sous toutes ses formes) et la biologie. On lui apprit la littérature, l'histoire (la vraie, pas celle des livres). Elle retint seule la carte exacte de toutes les planètes connues ainsi que des informations sur chacunes d'entre elle. Elle possèdait une mémoire d'éléphant et s'en servait bien. Il semblait que son petit cerveau n'en aurait jamais assez. On lui apprit aussi la musique, la peinture, le dessin, la sculpture, tout les arts et se révéla douée pour tous bien qu'elle se prit d'affection pour le dessin et se perfectionna, et se forgea son propre style. Elle était perspicace, intuitive, intelligente. Elle excellait en mathématiques et s'amusait de ce que les autres appellaient casse-têtes. Elle s'adonna à la philosphie durant une année et y fit merveille, bien qu'elle suivit ses propres pensées. Son carcatère commençait déjà à apparaitre.

Toutefois, son éducation sportive ne fut pas mise de coté. Elle fut mise aux sports de raquette et s'y trouva pas mauvaise, puis vint les sports de balles ou elles n'était pas mauvaise non plus. Ensuite, il y eut les sports de combat. Ils n'avaient que peu évolués depuis leur création, mais ils étaient toujours d'actualité. Elle y fit merveille, surtout dans le karaté, elle semblait avoir un don pour ce sport en particulier. Elle apprit également à monter toute sortes de bêtes, à conduire toute sortes d'engins. Elle apprit également à nager, dans différentes densités d'eau et suivit même une formation de premier secours. C'était une élève accomplie, sérieuse, étudiant de toute ses forces, posant forces questions. Elle étudiait sans cesse et finissait apr arriver au même niveau que ses professeurs.

A l'âge de 14 ans, après avoir étudié sans relache pendant 8 ans, elle finit tout ce qu'elle pouvait achever. Elle était une jeune fille accomplie. Elle impressionnait tout les gens qu'elle rencontrait. Elle était belle, intelligente, gentille. Mais elle avait toujours du caractère, déjà maintenant, elle pensait par elle-même. Tout du moins, elle le croyait, car elle avait été manipulée apr sa famille à travers son éducation, qui avait fait ressortir les valeurs des Lameloise en avant. Tout comme tout les autres membres, elle était toute dévouée à la famille. Sans s'en rendre compte, elle avait été manipulée. Mais pas au même niveau que les autres. Elle se posait tout de même des questions, mais n'était pas encore dans la période de l'adolescence où l'on conteste tout.

Le temps n'eut pas le temps de passer que déjà elle devenait femme, son corps se transformant doucement mais rapidement. Elle se retrouva affublée d'une grandeur surprenante et d'un corps féminin, du jour au lendemain. Elle l'accepta avec joie et crainte, comme toute les filles de son âge. Elle ne tomba ni dans la boulimie ni dans l'anorexie. Elle savait très bien à quel point ces maladies pouvaient être dévastatrices pour le corps. Elle se préparait elle-même ses repas, pour qu'ils soient tous parfaitement équilibrés. Elle n'eut pas de crise d'adolescence. Elle avait déjà toute la liberté qu'elle voulait et également une certaine maturité. Ou tout du moins, elle se plaisait à le croire. Mais la vie lui réservait de quoi la faire vraiment murir.
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Alis Lameloise
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MessageSujet: Re: Alis Lameloise [En cours de construction]   Ven 31 Aoû - 22:10

Chapitre 2: Temps pour murir.


A l'âge de 14 ans et demi, par un jour d'été des plus rayonnants, Alis marchait tranquillement dans leur jardin couvert. Son père vint la chercher. Il l'observa un court instant de dos, le sourire aux lèvres. Il était plus que fier d'elle. Mais elle pouvait aller encore plus loin. Il ne put l'observer bien longtemps car elle se retourna presque aussitôt et lui sourit. Elle était très jolie, avec ses longs cheveux chatains et ses yeux noisettes. Elle était adorable dans sa longue robe couleur aurore. Elle était sa fille adorée. Mais ses yeux noisette luisait de génie et avec la guerre, ils avaient plus que besoin de génies. Il ne pouvait pas la protéger plus longtemps, il était temps qu'elle apprenne ce qu'était le monde extérieur. Il s'approcha d'elle et lui sourit à son tour.

"Bonjour père!

-Bonjour Alis. Si je suis venu aujourd'hui, c'est que j'ai une nouvelle à t'annoncer.

-Quoi donc père?

-J'ai décidé de t'inscrire à la nouvelle académie d'officier. Tu es si brillante, tu y feras des merveilles!"

Alis gela. Son sourire se figea lui aussi. Elle leva les yeux vers son père.

"Mais, père, je n'ai aucune envie de devenir officier!

-Mais tu serais d'une grande aide pour nous, la guerre nous décime et nous avons besoin de jeune talents comme toi.

-Je me fiche de la guerre!!"

Le ton avait monté rapidement mais son père se figea lui aussi. Un rictus de colère passa sur son visage. Il était furieux. Il avait pensé que sa fille était mature mais elle ne se révélait être qu'une petite fille gatée. Il ne le permettrait pas. Quoiqu'il lui en coute, il lui montrerait la nécessité de gagner la guerre rapidement.Il la regarda, leurs deux regards se confrontant.

"Va te changer, et prépare tes affaires, je vais te montrer quelque chose qui te fera changer d'avis.

-Non! Je refuse d'y aller!

-VA!!"


Il tourna les pieds et s'en alla chercher l'aéroiture. Alis, elle, resta plantée là pendant une bonne minute. Jamais encore son père n'avait levé la voix contre elle. Jamais. Elle n'en croyait pas ses yeux. Ou, accesoirement, ses oreilles. Puis, toute penaude, elle monta se préparer. Elle voulut prendre des robes, toutes plus belle et mignonnes que les autres, mais se ravisa. Ce n'était pas le genre de choses que l'on emmenait dans une académie militaire. Elle prit donc des pantalons, des hauts, et des chaussures fermées. Elle jeta tristement son sac sur son dos et descendit rejoindre son père à l'aéroiture. Aucun mot ne fut prononcé. Alis regarda sa maison s'éloigner. Elle avait l'impression qu'elle ne la reverrait plus jamais. Elle n'aurait pas pu être plus juste.

Le voyage jusqu'a l'aéroport fut court et silencieux. Ni elle, ni son père ne souhaitait deserrer la machoire. Les lameloise faisait partie des chanceux qui habitaient sur terre et de plus, assez loin de tout. De plus, Alis n'avait jamais été aussi loin dans sa vie. Elle n'avait rien d'une baroudeuse. Elle était comme un chat qui aimait rester à la maison, tranquillement. Pourtant, elle ne put s'empêcher d'être émerveillée par la vue de l'aéroport. C'était un enchevêtrement de niveaux, de passerelles, d'aires d'atterissages, de vaisseaux et d'aéroitures. Un magnifique dôme surplombait le tout. Une partie était reservée aux passagers, l'autre au personnel. Son père posa l'aéroiture et il s'engouffra dans le dôme. Elle le suivit, trainant les pieds. Elle leva la tête et observa le moindre détail, impressionée. Il faisait soleil et les rayons transperçaient l'aéroport. Ils illuminaient l'immense pièce d'une lumière dorée. D'un pas ferme, Donovan se dirigea, non pas vers un guichet, mais vers un bureau du personnel. Il la fit entrer à sa suite ils longèrent de long couloirs bleuté. Enfin, ils arrivèrent près d'une porte, comme les autres. Son père toqua et ils entrèrent. Le bureau dans lequels ils pénétrèrent était lumineux, propre et rangé. Il se composait d'un bureau noir et de quelques chaises élégament disposées. Quelques étagères trainaient sur les murs, pleines de dossiers. Au bureau était assis une jeune fille en uniforme bleu et blanc, qui semblaient être les couleurs de l'aéroport. Elle leva la tête lorsqu'ils entrèrent et son visage strict s'éclaircit avec un sourire.

"Donovan!

-Bonjour Lucilia. Je viens te demander une faveur.

-Bien sur bien sur! et je vois que ta fille est là... Elle a bien grandie!

-Justement, ma faveur est pour elle. Je veux qu'elle intègre le prochain bataillon pour Xallit VII."


La jeune femme, qui avait un agréable sourire aux lèvre avant, regarda d'un air troublé Donovan. Quand à Alis, elle regardait elle aussi son père avec de gros yeux. Il voulait l'envoyer sur un champ de bataille? Il voulait qu'elle meure?

"Mais, père! Je ne...

-Voyons Donovan... Une jeune fille à la guerre?

-Luciela, je t'en prie."


La jeune femme soupira et ferma les yeux une demi-seconde, cherchant la réponse à l'intérieur d'elle-même. Puis, elle les rouvrit, l'air résignée.

"Très bien."

Bien entendu, Alis, elle, ne se résigna pas. Elle tempêta pour faire changer d'avis son père mais celui-ci était inflexible. Quand à Luciela, elle était repartie derrière son bureau et pianotait à toute allure. Elle ne s'arrêta à aucun moment. Finalement, elle repoussa sa chaise à roulettes et se leva. L'imprimeur sortit une feuille et elle la prit. Elle s'approcha de Donovan et sa fille, qui boudait maintenant.

"Voilà son ordre de mobilisation. Il faut qu'elle se rende en section 4-G pour recevoir son uniforme. Son cargo part dans 2 heures et demi.

-Merci Luciela. Je te revaudrais ça.

-Mais non, tout pour la famille!"


Ils se saluèrent et Donovan traina Alis hors du bureau. Il l'emmena difficilement vers la section 4-G. Ils en ressortirent avec plusieurs uniformes. L'homme qui tenait la section avait été plus qu'étonné mais n'avait fait que son travail devant l'ordre de mobilisation. Ils avaient du fouiller pour trouver des uniformes à sa taille mais ils avaient trouvé.

L'uniforme des militaire était vert boue, mais possèdait une option caméléon qui lui permettait de se fondre dans le paysage. Les bottes étaient noires et viriles. Mais le pire dans tout cela, c'est que Alis du couper ses cheveux. Ses longs, si précieux cheveux noirs d'ébènes tombèrent aux sols sous des coups de ciseaux impitoyables. En voyant les longues mèches sombres tomber aux sol, elle ne put s'empêcher d'éclater en sanglots. Les cheveux courts, comme les mannequins à la télé et les yeux rougies par les pleurs, elle se dirigea vers son hangar. Les vêtements qu'elle avait emmenés avait été presque tous jetés et remplacés par ses uniformes. Elle ne comprenait plus rien. Mais son père ne voulait rien lui dire. Elle ne pouvait donc rien lui demander. Elle devait se contenter d'errer dans l'incompréhension.

Le cargo dans lequel elle devait embarquer était long et large, mais surtout vieux. Il était d'une couleur rouille ne présageant rien de bon. Une foule de gens s'affairaient autour de l'antique transport. Près de la barge d'embarcation, la troupe de militaires se tenaient. Donovan et Alis s'en approchèrent et entèrent dans la foule. Son père avait une telle présence que les soldats s'écartèrent sur son passage et ils arrivèrent rapidement devant le maitre de bord. C'était un rude gaillard, au tein basanée. Il les regarda un instant, fixant son regard sur Alis, ses cheveux mal coupés et ses yeux rouges.

"Les civils ne sont pas autorisés sur le quai.

-Nous avons un pass d'embarcation.

-Je parlais de votre fille... "


Donovan ne répliqua même pas et lui tendit la feuille. Alis tentait de se faire toute petite, ce qui n'était pas vraiment facile vu sa haute stature et son visage angélique rougis par les pleurs. Le maitre de bord émit une sorte de grognement de surprise et la regarda. Puis, regarda la feuille. La re-regarda, re-regarda le papier. Il n'y croyait vraiment pas.

"Heum... hé bien..."

Finalement, il ne dit rien et passa la feuille dans un composteur et leur tendit, toujours un air étrange sur le visage. Mais les ordres étaient les ordres et il n'était pas du genre à les contester. Les militaires autour d'eux, faisant preuve de professionalisme, ne bougeait ni ne pipaient mot. Donovan et Alis montèrent dans le cargo avec les autres. Même le maitre de bord ne contesta pas la présence deson père. Il avait compris qu'ils étaient de ceux qui ont tout pouvoirs. Il semblait perdu dans ses pensées mais bien peu de monde aurait pu dire ce qu'il pensait tout au fond de lui.

Donovan et Alis était assis à l'écart du groupe, sur un banc, au fond du cargo. Le bruit des réacto-moteurs antidéluviens résonnaient faiblement autour d'eux. Ils ne se parlaient pas, se contentant de regarder droit devant eux. Le temps passait lentement, au rythme de l'énergie brulée par le vasseau. Le voyage se passait bien. Mais il serait rapide. A peine 12 heures. Alis repensa à l'époque ou il aurait fallu 1200 ans pour atteindre la planète ou il se dirigeait. Les hommes de l'époque étaient à peu près comme ceux d'aujourd'hui. arrogants et cupides. La nature de l'homme ne semblait pas changer, quelque soit l'époque. Mais la venue des aliens avait révélé une volonté de survivre chez les humains qui leur avait permis de s'adapter, de s'encourager et de s'organiser tous ensemble. Pour un temps au moins, ils avaient cessés de se battre entre eux. Pour une fois, elle n'aurait pas pu se tromper plus. Mais son père l'interrompit dans ses pensées.

"Je sais que tu es dans l'incompréhension totale en ce moment. Mais je viens de m'apercevoir que toutes ces années enfermées chez nous t'ont rendue... pourrie gâté!

-Quoi?!?

-Il est temps pour moi de te montrer pourquoi nous devons nous battre! Et maintenant, silence!

-Mais...

-Silence!"

Elle se renfrogna donc, s'emmurant dans son propre esprit. Son père la regarda encore quelques instants. Son regard était mélé d'amour, de pitié mais également de sévérité. Il savait qu'elle devait aller au devant d'épreuves pour grandir. Et plus grande l'épreuve, plus forte elle en sortirait. Mais il ne savait pas encore que les épreuves qu'elle allait subir seraient pires que tout.
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MessageSujet: Re: Alis Lameloise [En cours de construction]   Ven 31 Aoû - 22:16

Chapitre 3 : Front, bataille, sang.


L'énorme cargo se posa sur une des planètes les plus éloignées de la terre. Ici, la guerre faisait rage. Mais pour l'instant, ils étaient saufs à l'intérieur des terres guardés par les humains. Alis débarqué avec les autres soldats, l'air pensive et perdue. Elle fut la dernière à descendre, car elle trainait un peu des pieds. Lorsqu'elle posa pied à terre, elle se retourna et vit que son père la regardait du haut de la plateforme, l'air grave. Les larmes lui montèrent aux yeux, comme si elle n'avait pas assez pleuré depuis le début. En reniflant, elle tourna la tête pour qu'il ne la voit pas pleurer et avança, derrière sa compagnie. Les soldats la regardaient d'un air désolé mais aucun n'esquissa de mouvement pour tenter de la réconforter. Ils n'étaient pas encore amis. Mais les combats les rapprocheraient. Ou les éloigneraient à jamais.

Alis fut affectée à la compagnie 1104. Un e des nombreuses troupes qui sillonaient la planète, faisant la guerre aux affreuses créatures qui peuplaient l'autre moitié. Mais elle ne vit pas tout de suite leur horrible face. Ils eurent d'abord droit à un stage qui leur permettait d'avoir un peu le niveau pour se battre. Ses capacités lui furent très utiles pour rester au même niveau que ses coéquipiers. Ils étaient plus robustes et plus endurants qu'elles mais elle comme atout sa rapidité, sa souplesse et ses réflexes incroyables, ainsi que son haut niveau en arts martiaux, qui ne lui seraient pourtant pas très utiles face aux aliens. Durant cette période de deux semaines, elle se rapprocha un peu des soldats de sa compagnie, qui la chouchoutaient car elle était la seule fille. Mais il y avait là un autre garçon, à peu près du même âge qu'elle. En fait, il avait 16 ans, soit un an et demi de plus qu'elle. Mais elle ne se plaignait pas car les autres avaient tous la vingtaine ou plus.

Finalement, les deux semaines de répit s'achevèrent et vint le moment d'affronter l'horreur de la guerre, dans toute sa splendeur. On les chargea dans deux grosse jeeps qui foncèrent dans le mrone paysage. La planète était plutôt aride et sèche et une terre poudreuse la recouvrait en grande partie. On y trouvait des sources d'eau ici et là mais elles étaient très petites. Le ciel était constamment brun-rouge. Le soleil était cachée par la nappe gazeuse en altitude. Le voyage était donc somme toute assez monotone. Mais peu à peu, ils comprirent qu'ils arrivaient à destination. Le ciel rouge-brun était peu à peu remplacé par le ciel suffoquant de cendres et la route devenait de plus en plus cabosseuse. Et au loin, le bruit des artilleries lourdes ponctuait le silence dans le camion. Ils entrèrent dans un camp aux tentes grises mais dont on devinait que la couleur originelle était blanc. Les visages des soldats qu'ils croisaient étaient remplis de sentiments différents mais tous représentaient la même lassitude. Le camion s'immobilisa. Mais on ne les fit pas descendre pour autant. Ils étaient frais, ils étaient destinés à aller directement au front. Le chef de la 1104 descendit et salua avant de suivre un haut-gradé dans une tente. Il y reste à peine 5 minutes. Puis, il remonta dans le camion et ils étaient repartis. Alis regarda le camp militaires s'éloigner. Il lui semblait plonger dans un monde gris sans fin ni sentiment. Assis à coté d'elle, le jeune garçon lui serra rapidement la main, pour l'encourager.

"Tout va bien se passer"

Elle lui sourit pour le remercier. Puis, elle tilta et tourna la tête vers lui.

"Je ne t'ai jamais demandé ton nom..."

Il eut un sourire.

"Armand, je m'apelle Armand."

Et il était charmant. Elle lui sourit encore une fos en retour, puis ils firent silence tout les deux. Il y avait là le prémice de quelque chose et chacun d'entre eux le sentait, mais ils savaient tout deux que ce n'était ni le moment, ni l'endroit. De lourdes épreuves les attendait avant d'être au calme. Les camions roulèrent encore pendant environ une demi-heure. Les bruits de combat, qu'on devinait mais qu'on identifiaient pas étaient très proches maintenant. On les fit descendre. Le champ de bataille leur était caché par un petit surélèvement. Elle passa l'arme au poing et vérifia que son poignard était solidement attaché à sa jambe droite. Puis, elle se résolu et attendit le signal comme tout le monde.
Devant elle, devant la masse, une main se leva et s'abaissa. Et ils se mirent à courir. Finalement, elle émergea du surèlèvement. Au même moment, une bombe tomba non loin d'elle, la projetant à terre, l'envoyant bouler, en bas de la petite butte. La panique se saisit d'elle et elle se releva, filant comme le vent. Elle ne regardait pas où elle allait, ce qu'elle faisait, elle courait juste, dans un désespoir complet, cherchant tout de même à survivre. Les combats autour d'elle n'était que des images floues qui disparaissaient aussitôt qu'elle les assimilaient. Puis, peu à peu, son souffle se fit court et elle dut s'arrêter. Elle reprit ses esprit et regarda autour d'elle. Pour la première fois de sa vie, elle voyait l'enfer sur terre. Il lui semblait que Satan lui même était venue ériger son royaume ici.

Le ciel était noir de cendre et de poussière ici. La lumière était ainsi filtrée et elle apparaissait aussi morne que les nuages au dessus d'elle. Le sol n'était plus qu'une boue, une fange immonde où se mélaient terre, eau, cendre et sang. Partout s'aglutinaient des corps, de quelque race que ce soit. Des membres déchiquetés gisaient autour d'elle et des morceaux de fers indistinct se mélaient au tout. Au dessus de ce panorama cauchemardesque, des formes étranges se battaient, augmentant lentement mais surement l'enfer qui l'entourait. Elle craqua. Tout cela était trop pour elle, trop d'horreurs. L'odeur du sang lui montait à la tête et il lui semblait qu'elle la suivait. Soudainement, un grognement agressif retentit derrière elle. Un ennemi se dressait là, pr^t à l'attaquer. Son instinct de srvie pris le dessus sur tout son corps et elle se vit lever son arme et faire feu. Comme à l'entrainement, elle toucha les zones sensibles, qui tuerait la bête à coup sur. Elle avait cru tomber sur une proie facile, elle s'en mordait désormais les dents. Elle laissa son arme retomber sur son flanc. Le sang avait giclé sur elle et elle sut que son odeur ne la quitterait plus jamais vraiment. Elle avait oté la vie, un crime impardonnable.
Mais déjà, d'autre bêtes l'attaquaient. Comme pour le premier, elle réagit et les extermina. Les larmes ne coulaient pas de ces yeux. Sa souffrance, sa trsitesse, son délire, étaient bien au-dessus de cela. Au loin, elle entendit un bruit étrange. Elle leva la tête. Les deux camps semblaient se séparer, lentement puis de plus en plus rapidement. Et soudainement, Armand fut là, près d'elle. Il la soutint.

"Allez, vite, c'est le signal qui indique que nous devons retourner au camp!"

Sans un mot, elle le suivit, s'accrochant à lui comme un nageur s'accroche à sa bouée. Elle trébuchait parfois car sa vision était légèrement brouillée. mais armand ne se plaint pas une seule fois et fit preuve de patience, la ramenant au camp coute que coute. Il leur fallau presque une heure pour retourner au camion. Il la hissa à l'intérieur à l'aide des survivants de la compagnie. Ils déploraient quelques pertes mais tel était la loi de la guerre. Le retour au camp fut court. Elle ne pleura pas, s'endormit juste et sa tête glissa sur l'épaule d'Armand. Il rougit mais ne bougea pas, se demandant juste encore une fois ce qu'elle fichait là. Il était évident qu'elle n'était pas du tout préparée à tout ça et qu'elle venait d'une grande famille. Elle se réveilla une demi-seconde, sursautant puis se rendormit. Il était évident que ces rêves n'étaient pas tranquilles. Il leva la main et la posa sur sa tête, comme pour la calmer. Tout ceic n'était malheureusement que le début. Le début de l'enfer, le début de la tourmente. Et personne n'en connaissait la fin, personne ne pouvait dire que quoi le lendemain serait fait. La guerre était tout simplement une course contre la mort. Il fallait y échapper, le plus longtemps possible, pour essayer de s'en sortir. Mais les griffes de la mort sont longues et s'étendent très loin et aucun soldat n'est à l'abri sur le front. Armand se jura alors de faire son possible pour aider la frêl créature à ses cotés qui, même en temps de guerre, arrivait à s'endormir aussi innocemment sur l'épaule de quelqu'un. Une petite pointe étrange le piqua agréablement dans sa poitrine. Il fut surpris, ne sachant pas ce qui se passait.

Le reste des jours fut semblable. Le sang, restait collé à eux, imbibant leurs vêtements, leurs esprit et leurs âmes. En effet, même la douce Alis observait des changements notables. Elle, qui avait toujours préféré la lumière, se sentait sombrer dans les ténèbres jours après jours. Heureusement, son bon fond n'était pas changé pour autant. Pourtant, son regard enchanteur se fit plus dur, ses doigts, tout d'abord tremblants, se firent plus fermes sur la gachette. Elle tuait les ennemis, non pas sans états d'âme, mais avec passion. Elle se prit peu à peu à la cause de l'humanité et même si tuer la répugnait, elle faisait passer ses convictions avant. Le fort caractère qu'elle avait reçu à la naissance se formait peu à peu pour laisser place à une jeune femme magnifique et fière. Son esprit ne se laissait plus abbatre et elle réussissait encore à sourire, apportant joie et bonne humeur à la compagnie. Quand à Armand et elle, ils apprenaient à s'apprécier tout les deux, doucement à leur rythme. Ils avaient pour habitude de se retrouver le soir près d'une carcasse de jeep. Ils parlaient alors, se dévorant tour à tour du regard, se sentant étrangement heureux. Un soir, ils en vinrent à leur histoire respective. Alis parlait doucement. Son ancienne vie lui semblait loin. Tout ce qui lui restait vraiment, c'était la douceur du visage de sa mère et la dernière image de son père alors qu'il s'envolait, la laissant là. Toute son ancienne vie n'était qu'un brouillard dense, un rêve avant le réveil. Elle se rendait maintenant compte ce que son père voulait lui faire voir. Elle avait été une jeune fille hyper gatée et il avait voulu la faire grandir d'un coup. Elle eut un sourire, c'était réussi. Elle regarda Armand, qui lui, avait les yeux fixé sur l'unique lune bleue de la planète.

"Et toi?

-Moi? Je suis né dans une famille pauvre. J'ai failli mourir cent fois mais je m'en suis sorti. Pourquoi moi et pas un autre, je n'en sais rien. En tout cas, ma famille, elle n'a pas survécu. J'ai continué à travailler. Tu sais, j'ai fait tout et n'importe quoi pour survivre. Et il n'y a pas longtemps, on m'a proposé d'entrer à l'armée. Si je survis pendant 3 ans, j'aurai une immensse prime!

-Tu n'es donc motivé que par l'argent?

-Je... Je sais combien il est dur de vivre sans, alors je ferais tout pour en avoir. Tu ne peux pas me comprendre toi, tu as toujours vécu dans le luxe, choyée! oui madame! moi j'ai du survivre dans la rue alors que tu t'amusais avec tes petits poneys blancs!

-Je... je... je suis désolée, je ne... je ne voulais pas te mettre en colère...

-Ben c'est raté!"


Alis sentit son coeur mourir dans sa poitrine. Et dans la douce lueur bleue de la nuit, elle s'enfuit, pour qu'il ne la voit pas les larmes aux yeux. De plus, elle était sure qu'elle ne pouvait qu'empirer les choses en restant. Ils n'étaient pas du même monde. Alors que pour elle, l'argent coulait à flot, pour lui, c'était une denrée si rare qu'elle avait plus de valeurs que quoique ce soit. Une pensée s'infiltra en elle et lui fit encore plus mal. Oui, même plus de valeur qu'elle. Elle arriva à sa tente et s'enfouit dedans, pleurant un peu avant de s'intimer au calme. Elle resta les yeux grand ouverts pendant un moment. Puis se remit à pleurer, sans même savoir pourquoi. Mais la douce lune bleue, dans sa compassion, lui ferma les yeux et l'envoya au royaume des rêves.

De son coté, Armand avait sentit toute colère le quitter lorqu'il avait vu Alis partir en courant. Il n'avait pu s'empêcher de voir les larmes dans ses yeux. Son coeur semblait exploser en des milliers de morceaux. Une douleur indescriptible lui tiraillait la poitrine comme si un fer blanc coupait sa peau en deux, allant droit au coeur. Il sauta du toit de la jeep calcinée et se mit à marcher, l'air sombre. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il était si bizarre ces derniers temps. S'il avait un peu plus écouté son coeur, il aurait compris. Mais il résonnait avec son esprit plus que son coeur, ce qui était bien malheureux et c'était la raison pourquoi l'argent était si précieux pour lui.
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Alis Lameloise
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MessageSujet: Re: Alis Lameloise [En cours de construction]   Mer 12 Sep - 21:46

Chapitre 4 : Espoir?


Le lendemain fut comme les autres jours. Ils se levèrent tôt, laissant leurs baguages là. Après tout, ils n'en auraient peut-être plus besoin à la fin de la journée. Une sorte de fatalité était dans tout les coeurs sur Xallit. Chacun d'entre eux savait qu'il ne reviendrait peut-être pas le soir, où les combats cessaient. Chaque camp avait en effet besoin de se reposer.

Alis réfléchissait. A cette fatalité. Son coeur battait toujours la chamade. Elle se sentait oppressée et comprenait qu'elle ne pouvait continuer comme ça. Elle ne savait pas ce qui se passait mais elle ne pouvait supporter d'être en froid avec Armand. Armand... Ce simple mot réveillait en elle bien des choses. Elle le voyait adossé à la jeep calcinée, sous la lune bleue et le ciel brun-rouge. Son visage si fin et si beau. Oui, ses longs cheveux chatains et ses magnifiques yeux noisettes. Ses lèvres si fines. Son corps musclé mais mince et élancé. Son sourire. Elle revoyait le moment où il l'avait tirée de l'enfer la première fois qu'elle était sur le champ de bataille. Elle ne comprenait pas encore le sentiment qui élançait son coeur au rythme des cahots de la route. Encore une fois, elle allait visiter l'enfer. Elle serra fort son arme, comme pour se raccrocher à la réalité et envoyer cette douleur si horrible au monde des rêves.

De son coté (c'est-à-dire à l'autre bout du transport)Armand se tenait stoïque. Non pas qu'il ne ressentait pas lui non plus cette sensation de cendres dans la bouche. Mais il ne voulait surtout pas laisser une seule émotion transparaitre. Sans savoir que ses yeux étaient plus éloquents que tout autre chose. Armand avait beau se donner de grands airs, il lui manquait une partie de lui-même. Ou plutot, il l'avait enfoui en lui-même. Mais Alis avait la capacité à la faire renaitre de ces cendres. Et pour cela, même s'il l'aurait voulu, il ne pouvait pas la haïr. Elle hantait ses moindres gestes, ses moindres pensées. Et même s'il voulait l'en chasser, elle restait là. Un hommes de la compagnie s'approcha, suivit d'autres gars. Ils avaient bien vu l'idylle qui débutait chez les deux adolescents. mais là, ils voulaient en savoir plus. Il y avait quelque chose qui clochait. Jason(le premier) s'assit à coté d'Armad qui l'observa d'un regard vide avant de regarder ailleurs.

"Bah alors? Il s'est passé quelque chose avec Alis?"

La fureur monta en Armand. Qui était cette fille pour la hanter? Encore une fois, ce sentiment si brulant calcina sa poitrine. Il se leva. Il ne savait plus où il était où ce qu'il faisait. Mais il savait que ce qu'il dirait serait déterminant.

(Je la hais!!)

"Je l'aime!!"


Le silence se fit immédiatement dans la camion. Il mit quelques secondes avant de comprendre le lapsus qu'il venait de faire. Il regarda tout ses amis tour à tour, finissant par Alis. Elle était déjà rouge comme une pivoine. Il tourna lui aussi à l'état de tomate bien mûre très rapidement, en voyant son regard. Un mélange d'espoir, de repentance et surtout, surtout, d'amour profond. Il finit par détourner le regard et regarder ailleurs pour le reste du voyage.

De son coté, la petite pivoine se remettait péniblement de ses émotions. Il faut dire que la déclaration avait fait un grand ménage en elle. Au mot amour, elle rougissait encore et encore, quoiqu'elle fasse. Des milliers d'images et de souvenirs défilaient devant ses yeux, l'emmenant loin de la réalité. Des chansons, des centaines de chansons, des livres, des dizaines de romans d'amour, des citations. Mais également des souvenirs de sa mère et de son père, et bien sur, d'Armand. Tout cela se mélangeait en un entremélat confus d'espoirs et de doute. Son coeur n'en pouvait plus de battre la chamade et elle était comme légèrement essouflée. Elle se demandait quelle pouvait être cette douce lumière, cette douce chaleur au fond d'elle-même. L'amour? Elle ne voyait riend d'autre. Enfin, à ce moment, elle comprit réellement tout ce qu'elle savait. L'on ne peut comprendre les gens qui parlent d'amour sans y avoir gouté une petite seconde. Et elle y prenait plaisir, s'y abandonnant. Qui pouvait d'ailleurs le lui reprocher?

Le voyage continua dans le silence. Puis, ce fut l'arrivée. Tout le monde débarqua et encore une fois, ils furent envoyé dans l'enfer. On leur donnait à chaque fois une stratégie qui n'était jamais respectée. Les soldats voulaient juste rester en vie le plus longtemps possible. Alis flottait encore, se laissant couler dans la masse des hommes qui l'entourait. Elle reprit un peu contact avec la réalité mais cela ne servit qu'à la faire ralentir. Elle voulait savoir ce qu'elle faisait. Elle regarda autour d'elle. Tout n'était sang. Loin devant elle maintenant, son groupe courait, s'éloignant inéxorablement. Une sensation glacée vint aussitôt. Elle savait pertinement qu'un soladt seul était un soldat mort. L'affolement commença à la gagner. Il lui fallait se cacher et vite. Ou elle serait la cible d'une bande d'alien. Il lui serait impossible de tous les tuer. Si elle en tuait un, un autre l'embrocherait par derrière. Elle frissona et se mit à avancer peureusement entre les cadavres. Un bruit, elle tourna précipitement la tête. Là, un doryphore. Lui aussi l'avait vue. Ils se regardèrent un moment. Durant une fraction de seconde, ils ne furent que deux être semblables, perdus. Mais la fraction de seconde après, elle n'était plus qu'une ennemie. Il fonça droit sur Alis. Celle-ci, surprise par ce revirement, ne bouge pas, totalement bouche bée. Le doryphors s'approcha, s'approcha... et s'écroula alors qu'une arme laser le réduisait en cendres. Alis ne bougea pas, incapable de faire le moindre mouvement, paralysée par l'étonnement, la peur et la proximité de la mort qui s'éloignait tout juste, mécontente de ne pas avoir eu son dut ce jour-là.

"ALIS!"

Une dévalade et une cavalade. Elle sentit des mains la tirer en arrière et enfin, le visage d'Armand apparut. Elle sut alors pourquoi elle avait trouvée la voix si belle et si douce. Elle le regarda, totalement perdue, que ce soit sur le champ de bataille ou dans son esprit. Il la regarda. Elle était sale, fatiguée, prête à pleurer, elle venait de manquer de se faire tuer, mais il ne pouvait pas s'empêcher de la regarder. Comme les sentiments étaient étranges. Il la regarda et elle lui rendit son regard pendant longtemps. Leur deux cerveaux marchaient à toute vitesse. Finalement, Alis se décida à dire un mot.

"Je-"

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase car il l'avait coupée. En effe,t d'un geste brusque mais infiniment doux, il l'avait attiré près de lui, avait soulevé son menton et avait posé ses lèvres sur les siennes. Elle ne bougea pas pendant un long moment. Elle se sentait gênée car elle n'avait jamais embrassé qui que ce soit. Mais petit à petit, pas à pas, geste par geste, elle finit par l'entourer elle aussi de ses bras frêles et à répondre au baiser. Au milieu du champ de bataille; alors que tous mouraient à petit feu ou s'éteignait en un claquement de doigt, il éclairait de leur envie de vivre. Là où le sang et l'horreur dominait, ils apportaient l'amour et la douceur. Personne ne vint les déranger. Ils échangèrent un baiser au milieu du champ de bataille. Un baiser aussi doux que sauvage. Un baiser.

Personne ne sut comment ils revinrent au camp sain et sauf après avoir perdu le groupe, c'était le genre de miracle qui n'arrivait pas souvent. La compagnie se pressa autour d'eux. Bien sur, il manquait un ou deux hommes, mais tous essayaient de ne pas trop y penser.

Les jours qui suivirent furent comme un rêve dans le cauchemard.Ils se quittaient rarement et s'entendaient mieux. Ils découvraient peu à peu leur corps respectifs, l'amour et le déisr qui en découle. Ils s'apprenaient l'un à l'autre. Armand se demandait même comment il avait un jour pu penser que l'argent était mieux que tout. Leur bonheur semblait total. Mais il leur était dur de s'aimer devant tant d'hommes mariés qui étaient loin des leurs. Ils se réfugiaient donc souvent dans leur chère jeep.
Un soir de ça, ils commencèrent à s'embrasser et pour la première fois, firent l'amour. Passionément, doucement, amoureusement. Après, ils restèrent là, à regarder les étoiles, prenant plaisir à rester simplement dans les bras de l'autre et de sentir son odeur titiller son odorat. Le ciel brun-rougede la nuit de la planète ne laissait pas voir énormément d'étoiles, il fallait l'avouer. Mais les simples nuages rougeâtres qui passaient était un très beau spectacle. Cet endroit fut leur point de rendez-vous. Six mois passèrent. Alis fêta ses quinzes ans. Puis, une autre année passa. Et elle fêta ses seize ans. Elle avait laissé derrrière elle son existance. Elle n'était plus la duchesse Alis Maria-Gloria de Lameloise. Elle n'avait jamais eu de don d'empathie. Elle était juste un soldat comme tant d'autre. Il lui restait juste quelques souvenirs doux de ses parents et de la famille. Mais son père n'allait pas la laisser vivre comme elle le voulait. Il en serait comme il l'entendait.

Un soir de ça, Armand et elle discutaient tranquillement. Il caressait doucement son visage, relevant de temps en temps une mèche de cheveux qui tombait sur le visage d'Alis.

"Tu sais, j'aimerais avoir assez d'argent pour t'emmener loin d'ici. Je ferais n'importe quoi pour ça."

Elle lui sourit doucement.

"Lorsque nous aurons fait nos 3 ans de services, nous gagnerons une prime et nous pourrons nous installer quelque part.

-Oui, mais j'aimerai te tirer d'ici maintenant.

-Je n'ai pas besoin que tu fasse quoique ce soit, reste juste en vie."


Le désir rongeant le corps et le coeur d'Armand étaient terrible. Lui qui n'avait jamais vraiment prêté attention à ses sentiments payait par une trop grande émotionnalité en ce qui concernait Alis.
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MessageSujet: Re: Alis Lameloise [En cours de construction]   Sam 22 Sep - 0:08

Chapitre 5: Dénouement tragique.

Le temps passait lentement sur le champ de bataille, comme si la guerre souhaitait garder ses enfants le plus longtemps possible. Cela faisait deux ans qu'elle était sur le champ de bataille et elle avait désormais 16 ans et demi. Sa physionomie avait changée. Son corps s'était allongée, pour atteindre une taille plutôt grande pour une jeune fille. Elle était plutôt mince, mais son corps était agréablement formé. Elle n'était que muscle et réflexe. Elle faisait désormais partie des soldats expérimentés. Tout comme sa compagnie. Ils allaient en mission plus périlleuse que d'autres mais leur rage de vivre les sortait toujours de là.

Un soir comme un autre, Armand et elle se prélassait dans la vieille jeep. Soudainement, un des hommes de la compagnie surgit devant eux. Il était haletant, il avait courut jusque là. Le couple se releva, se demandant ce qui se passait de si important.

"Alis, viens vite, il y a un message pour toi, un message de ton père!"


Le message se tenait sous forme d'un hologramme au visage bienveillant. Alis regarda ce facié qu'elle avait presque oublié, et qui avait un peu changée, maintenant qu'elle y pensait. Oui, son père semblait plus vieux, plus courbé par l'âge. Mais ses yeux brillaient encore de la douce lueur de la gentillesse dont il avait fait preuve lorsqu'elle était encore enfant. Les larmes aux yeux, elle écoute le message non seulement avec ses oreilles, mais également avec son coeur tout entier.

"Ma cher Alis.

Cela fait bien longtemps que je n'ai plus contemplé ton visage. Tu dois avoir bien grandie depuis. Je suis véritablement heureux que tu ais survécu. Moi qui pensait t'avoir envoyée dans une unité qui ne se battrait que peu... Tu as finalement été envoyée en première ligne. Si je n'ai pas pu venir te chercher plus tôt, c'est qu'il se passe maintenant beaucoup de choses au sein de la famille. Elyes a été assassiné et j'ai du prendre sa place. Tu es donc l'héritière direct de la famille, j'espère bien que tu t'en rends compte. Ta vie est désormais en danger. Je viendrais bientôt te chercher. Je t'aime."


Le message était court, mais avait chamboulé pas mal de choses en elle. Elyes, son cher oncle si fort était donc mort. Et son père n'avait pas mentionné sa mère. Que lui était-il vraiment arrivée? Et que signifiait la phrase "Ta vie est désormais en danger."? Mais surtout, le fait d'avoir revu le visage de son père avait bousculé son petit monde bien établi. Elle se souvenait tout d'un coup qu'elle appartenait à une des plus puissantes familles de l'Hégémonie humaine. Et elle en était désormais la descendante directe. Cette pensée était effrayante, elle devait se l'avouer. Mais surtout, ce chox fit ressurgir en elle bien des choses oubliées. Toutes les connaissances qu'elle avait acquises lui revenaient en mémoire tout comme son don d'empathie reprenait place en elle. Alis redevenait peu à peu le duchesse qu'elle aurait du être. A ce moment, Armand posa sa main sur son épaule. Elle perçut immédiatement le trouble qui l'agitait. Son don était resté et elle sentait toute les émotions qui tourbillonaient autour d'elle. La mort et la douleur étaient omniprésente. Les autres sentiments n'étaient que de petites taches. Mais des petites taches toujours présentes. Elle s'efforça de contrôler son don. Elle en avait une maitrise totale avant. Mais là, il ressurgissait plus fort. Mais elle comprit que c'était elle-même qui s'était affaiblie. Elle leva la tête vers Armand.

Les jours qui passèrent furent plus flous que d'autres. Il y avait comme une distance entre eux deux. Alis savait qu'ils étaient sur la mauvaise pente. Mais que pouvait-elle y faire. Son destin la rattrapait. Il lui semblait que ces deux années et demi n'avait finalement été qu'un très beau rêve dont elle venait de s'éveiller.

Finalement, l'astronef de la famille se posa. Elle était déjà prête à partir lorsque la porte de la nef s'ouvrit. On l'avait prévenue à l'avance de l'arrivée du vaisseau. Ses maigres affaires étaient posées devant elle, entassées dans un sac. Armand était derrière elle, une main réconfortante sur son épaule. Ils n'avaient pas parlé. Ils n'avaient rien fait, juste vécu leur amour encore et toujours jusqu'au bout. Elle ne savait rien de sa décision. Elle ne savait pas s'il allait rester là ou la suivre. Mais elle avait décidé que quelque soit son choix, elle le respecterait. Son coeur oscillait dangeureusement. Elle se sentait déchirée en deux. Encore une fois, c'était l'éternel combat entre le devoir et l'amour qui se jouait en elle. Son âme était le lieu de leur bataille. Qui remporterait la manche cette fois-ci? Rien n'était moins sur.

Lentement, la porte s'ouvrit. Au même moment, la pression de la main d'Armand sur son épaule s'accentuait. Elle sentait un sentiment immense qui le submergeait. Mais elle était elle-même dans un tel état qu'elle ne pouvait rien faire avec son pouvoir. Finalement, la porte ateingit le sol avec un chuintement feutré. Une silhouette s'avança, dans l'ombre.

Elle sortit dans la lumière rougeâtre de la planète. Ce n'était pas son père. Un homme. Elle ne le connaissait pas. Elle savait juste que c'était celui qui allait la tuer. Elle regarda l'arme qu'il braquait sur elle. Une arme mortelle. Un assassin. Son réflexe fut immédiat. Elle tendit sa main vers son arme qui était restée à ses cotés, son poids confortable contre sa hanche. Mais elle savait intérieurement qu'elle n'aurait jamais le temps de faire feu avant l'assassin. Ses yeux entraperçurent le corps ensanglanté de son père derrière l'assassin. La rage s'empara une première fois de son esprit. L'assassin fit feu. Elle vit le coup partir. Puis, une ombre. Un cri, du sang.

"NOON!!"

La rage s'empara une deuxièem d'elle, la submergeant, plongeant son âme dans les tréfonds animaux, les instincts primaires qu'elle contenait. Une seule pensée l'obsédait désormais. Réduire à néant l'individu se tenant devant elle. C'était devenu sa seule mission, son seul objectif, son unique but. D'un calme olympien malgré son visage déformé par des tensions brulantes, elle tira une première balle qui se logea dans la poitrine de l'assassin. Puis une deuxième et une troisième. Elle vida son chargeur qui contenait une cinquantaine de balles sur le corps. Celui-ci n'était plus qu'une bouillie informe, un tas de sang coagulé. Une marre rouge s'étendait sur le sol. Une marre de sang, ce liquide si précieux. Celui de l'homme qu'elle aimait.

Lentement, elle se laissa glisser au sol et prit le visage d'Armand entre ses deux mains. Son don lui envoyait déjà la fatalité de la mort. Elle plongea son regard dans celui de son bien-aimée. La même flamme y brulait. Ils se regardèrent longtemps ainsi. Puis, la flamme d'Armand devint flammèche, puis ce fut le néant. Le néant total. Il ne restait plus que le vide. Dans le corps d'Armand et dans son âme. Les larmes intarissables coulaient de ses yeux.

Nul ne sait vraiment ce qui lui arriva vraiment après. Il y eut beaucoup d'histoires. L'on sait exactement qu'elle vola l'astronef vide et s'envola pour des planètes sans foi ni loi. Certains affirment l'avoir vu trainer dans des bars, tentant vainement de noyer son chagrin dans l'alcool chaque seconde qui passait. D'autres dirent qu'elle avait monté un groupe de motard et qu'ils sillonaient l'espace, libre de toute entrave. Cette partie de sa vie, elle ne la racontera à personne. Elle n'est qu'un amas noir. Une période où elle n'était plus rien que peine.

La peine dure mais cède place à la vie, toujours. Et Alis se retrouva finalement à décider ce qu'elle devait faire. Elle n'en avait aucun réelle idée. Longtemps se creusa-t-elle la tête. Puis elle se souvint du tout dernier souhait que son père avait formulé. C'était la première et dernière fois qu'il lui avait jamais demandé quelque chose. Intégrer une école militaire. Ce fut chose faite quelques mois plus tard. Alis fut reçue pour s'envoler vers Opale, nouveau école, ouverte depuis peu.

Sa famille ne l'avait pas retrouvée et semblait penser qu'elle était morte. Peut-être mettrait-il la main sur elle un jour ou l'autre. Mais qu'importe.

C'est pourquoi, si vous allez sur Opale, vous verrez peut-être une nouvelle élève, au regard noisette incroyablement profond. Elle sourit mais la flamme dans ses yeux n'est plus celle du bonheur. Au moment où l'être le plus cher à son coeur s'était éteint, son âme avait basculé de la lumière aux ténèbres.


[Voilà, c'est fini^^]
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MessageSujet: Re: Alis Lameloise [En cours de construction]   Sam 22 Sep - 11:14

J'ai l'honneur d'entamer les hostilités \o/ Très bon bg, il faut bien l'avouer ^^ Pour ma part, c'est un OUI, aussi bien pour le statut d'élève que pour le pouvoir spécial =)

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MessageSujet: Re: Alis Lameloise [En cours de construction]   Sam 22 Sep - 14:49

D'accord avec Ketih, il n'y a rien à redire et c'est un "oui" de ma part.
Aucune objection pour ton pouvoir spécial.

Plus que une acceptation...

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MessageSujet: Re: Alis Lameloise [En cours de construction]   Sam 22 Sep - 14:57

Bon...
Je presque envie de donner un bonus spécial pour ce Bg digne d'un prof. Je me retiens, bien sûr ^^ Donc oui (et plutôt deux fois qu'une !).

Bienvenue au cvycle 1, Alis. Tu peux d'ores et déjà estimer que ton pouvoir spécial est maîtrisé complétement !

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